Paroisse de St-Antoine de Padoue
Présentation

L’association « Paroisse St-Antoine de Padoue » a été constituée conformément aux articles 52 et 60 du code civil suisse. Ses organes constitutifs sont l’assemblée générale, le conseil de paroisse et le conseil de communauté. Le conseil de paroisse exerce la fonction de comité de l’association, il gère et administre les biens de la paroisse. Le conseil de communauté fait valoir l’identité pastorale au sein de l’unité Nation-St Jean (UP) en lien direct avec le conseil et l’Equipe Pastorale de l’UP, le CUP et l’EP.

La paroisse, financièrement autonome, ne doit son équilibre économique qu’aux généreux donateurs et à la sage gestion de ses revenus hebdomadaires dus aux quêtes diverses. Les bâtiments étant au patrimoine leur entretien exige bien souvent d’importants sacrifices et une participation soutenue de la part des fidèles.

Avec ses divers conseils, groupements, événements, rassemblements et rencontres de toutes sortes, notre paroisse offre un bel exemple de communauté vivante. Les fidèles de tous âges peuvent ainsi se retrouver pour prier, célébrer, approfondir leur foi, s’enrichir de la Parole de Dieu, fêter dans la convivialité les dons de Dieu.

La catéchèse, les messes des familles, les sacrements tels que le baptême, l’eucharistie dominicale, la confirmation, le mariage, les funérailles … et d’autres temps forts, sont vécus tout au long de l’année.

Par divers groupements nos aînés sont rassemblés et entourés. Le Mouvement Chrétien des Retraités (MCR) propose chaque mois une réflexion et un partage fraternel sur le sens de la vie.

Le groupe des Aînés (VM) offre des rencontres amicales et conviviales avec l’eucharistie, un goûter, un loto parfois et d’autres petits moments de bonheur favorisant la joie d’être ensemble.

D’autres équipes sont bien enracinées, comme la chorale avec ses répétitions une fois par semaine et ses prestations deux fois par mois, les auxiliaires de l’eucharistie portant la communion à domicile, les lectrices et lecteurs proclamant la Parole aux divers messes, les aumôniers des EMS du quartier offrant un soutien de qualité aux résidents, les célébrants – hommes, femmes, laïques et prêtres – des funérailles accompagnant les familles endeuillées, l’Evangile à la maison permettant un échange en profondeur, l’enrichissante expérience œcuménique avec les amis protestants …

Par différents moments de convivialité, chacun peut vivre l’expérience de la vie communautaire et de l’accueil sans frontières : le café du jeudi matin, la fête des voisins, la fête de St Antoine, les apéros après les messes des familles, les soupes de Carême, les repas à la cure …
Vous qui lisez ce petit fascicule de présentation de notre belle église, bienvenue dans notre paroisse, bienvenue dans notre communauté aux mille visages !

Historique de l’église

La fin du 19e siècle fut une période difficile pour l’église catholique romaine de Genève: volonté du gouvernement d’imposer une religion d’État, églises confisquées, bannissement de Mgr Mermillod. L’église de Notre Dame, par exemple, ne sera rendue au culte catholique romain qu’en 1911.

Malgré ces événements d’exclusion, l’Eglise catholique romaine montre son dynamisme et sa foi dans l’avenir. Par exemple, en 1898-99, par la construction, dans le quartier de la Servette, de notre église, dédiée à Saint-Antoine de Padoue.

La Servette n’est alors qu’un quartier de petites maisons, avec une école à la rue Veyrassat, une chapelle protestante à la rue Liotard… et un tram électrique montant de la gare Cornavin jusqu’au Petit-Saconnex.

La paroisse couvrait alors toute la superficie de la commune du Petit-Saconnex et une partie de la ville, à l’ouest de la gare. Elle comptait environ 3000 membres venus des divers cantons catholiques.

La cure fut construite à la même période. Le bâtiment de Caecìlia, de l’autre côté de la rue, avec ses appartements et sa salle de spectacle, une dizaine d’années plus tard.

La première pierre de l’église fut posée le 13 juin 1898 et la consécration célébrée le 21 octobre 1899 par Mgr Deruaz, évêque du diocèse de Lausanne et Genève.

C’est une église de style néo-gothique à trois nefs sous un seul toit, longue de 40 m, large de 17 m et haute de 14 m. Les murs sont constitués de gros blocs de pierre tandis que les colonnes sont en plâtre, cachant des piliers métalliques récupérés de l’exposition nationale de 1896.
L’église a été construite en 16 mois sous la direction de MM François Ody et Fils, entrepreneurs. Il n’y a pas eu d’architecte puisqu’à cette époque on pouvait acheter des plans « sur catalogue ».

L’aménagement intérieur était très riche et décoré, la pierre comme le bois étaient découpés et ciselés. On retrouve une trace de ces motifs dans les bancs du premier rang de la nef. Le maître-autel en marbre de Carrare était le chef d’œuvre de l’édifice. La table de communion, sculptée dans la même pierre, marquait l’accès au chœur. La chaire, en bois massif, se dressait au milieu de la nef.

Les tableaux du chemin de croix, un grand crucifix, des autels latéraux, des statues diverses complétaient l’aménagement. Les vitraux du chœur comme ceux de la nef très bien conservés ont été réalisés entre 1898 et 1900 par l’atelier Dobbelaere de Bruges. Deux exceptions seulement, les vitraux situés dans la nef près des anciens autels secondaires, illustrant la vie de St-François d’Assises et de Ste-Elisabeth, réalisés en 1930 par l’atelier d’Edouard Dunant à Genève.

La rénovation de 1968

L’espace intérieur dans lequel nous célébrons et prions aujourd’hui est le fruit d’un réaménagement important, réalisé par l’architecte Jean Riondel en 1969, suite aux réformes liturgiques du Concile Vatican II. L’autel, au centre, lieu où se perpétue le sacrifice du Christ Jésus et table pour le repas eucharistique, ainsi que l’ambon, d’où est proclamée la Parole de Dieu, ont été sculptés par Dolorès Blasco, dans de la « Pietra Guria » d’Italie.

L’espace désormais plus dépouillé, plus lumineux, plus sobre et plus spacieux, se prête bien aux divers moments de la vie ecclésiale d’aujourd’hui. La grande diversité des temps liturgiques, des genres de célébrations et des fêtes peut ainsi être manifestée plus visiblement par des décorations et des aménagements créatifs, symboliques, originaux et signifiants.

L’Annonciation

« L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée,
à une jeune fille accordée en mariage
à un homme nommé Joseph
de la famille de David.
Cette jeune fille s’appelait Marie »
(Extrait de l’évangile de Luc 1, 26-38)

Epiphanie

« Jésus étant né à Bethléem de Judée au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent où est né le roi des Juifs (…). Entrant dans la maison ils virent l’enfant avec Marie sa mère. Se prosternant, ils lui rendirent hommage, offrant de l’or, de l’encens et de la myrrhe » 
(Extrait de l’évangile de Matthieu 2, 1-12)

Dernier repas

« Pendant le repas Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit, le donna aux disciples et dit :  Prenez, ceci est mon corps. Puis il prit la coupe et, après avoir rendu grâce, il la donna aux disciples et ils en burent tous. Il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, versé pour la multitude » 
(Extrait de l’évangile de Marc 14, 12-31)

Crucifixion

« Ils se saisirent donc de Jésus et, portant lui-même sa croix, il sortit et gagna le lieu-dit du crâne, le Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, ainsi que deux autres, un de chaque côté, Jésus au milieu (…). Près de la croix se tenaient sa mère, et près d’elle, le disciple aimé » 
(Extrait de l’évangile de Jean 19, 17-37)

Le Saint Patron

Je suis de la noblesse portugaise, né à Lisbonne en 1185, mort à 36 ans. Je suis un descendant de Charlemagne. Mon nom de baptême est Fernando De Bulhões.

A 20 ans, je suis ordonné prêtre chez les chanoines de St Augustin, après de brillantes études à Coimbra.
11 ans avant ma mort je deviens Franciscain et je change de Nom.
Bien que ma santé soit précaire je suis envoyé 2 ans en mission au Maroc.
De retour en Italie, comme j’aime la controverse, que je pratique avec brio, je suis envoyé durant 2 ans dans des régions converties par les Cathares.

François d’Assise est mon grand ami et mon modèle de sainteté. A sa demande j’enseigne 4 ans à Bologne, Milan, Limoge, ailleurs encore. Puis je retourne auprès des Albigeois, à Toulouse, Montpelier, Bourges et Brive où je fonde un couvent. En 1226, je deviens provincial de l’ordre franciscain pour l’Italie du Nord.
Grégoire IX dont je suis le conseiller, me surnomme « Trésor vivant de la Bible » à cause de mon érudition. En 1230, je me retire enfin au Couvent Ste-Marie de Padoue où je meurs quelques mois après le 13 juin 1231.
Je suis canonisé 1 an après ma mort par Grégoire IX. On élève alors une basilique monumentale en dessus de ma tombe.
Savant, thaumaturge, prédicateur … et finalement docteur de l’Eglise depuis 1946. Ma langue, plantée sur une fourchette et déposée dans un reliquaire est restée intacte jusqu’à nos jours.

Je suis … St Antoine de Padoue !!!

Ma fête est le 13 juin.

Le Tabernacle

Lorsque Mme D. Blasco réalise cette œuvre de pierre en 1970, elle l’associe symboliquement à l’ambon et à l’autel pour devenir la Tente (sens du mot tabernacle) de la rencontre avec celui qui est la Parole de Dieu incarnée ou le Saint des Saints du nouveau Temple de la Jérusalem céleste.
« Et la lumière brille dans les ténèbres », nous dit St Jean (Jn 1, 5) !

Pour toutes celles et ceux qui s’arrêtent, désireux de confier leur vie au Fils Bien Aimé, présent réellement dans le Pain de Vie déposé dans ce tombeau, ce tabernacle, adorer notre Seigneur et Sauveur, notre Dieu dans le grand silence c’est s’exposer à son amour et accueillir son Esprit.

Venez l’adorer !

La Vierge Marie

L’archange Gabriel l’a visitée, cette jeune fille conçue sans péché, pour entendre son « OUI » à la mission que le Père céleste lui réservait de toute éternité. Confirmée par Elisabeth sa cousine au sujet de l’enfant qu’elle portait, elle s’est réjouie d’être la servante du Seigneur afin d’accomplir son œuvre de salut pour l’humanité.

Désormais elle veut nous conduire au Père par son Fils en nous prenant par la main, telle une douce mère, pour que nous vivions ce cœur à cœur avec lui.

Femme de paix et de tendresse, sainte parmi les saintes, comme elle a porté en son sein l’Homme-Dieu, elle vient nous révéler dans notre vraie nature.

Venez la vénérer !

L’Orgue

Le premier orgue a été acquis en février 1900 pour la somme de 642.-Frs. Il avait été construit par Antoine Herbulé pour l’église anglaise. Il est maintenant exposé au musée de l’orgue à Roche (VD).
L’orgue actuel a été installé en 1923, construit en 1908 par G. et A. Tschanun pour la salle et la chorale Caecilia. En 1963, lors des travaux de rénovation de l’église, il subit de profondes modifications.
La console, par exemple, est déplacée du centre vers la droite de la tribune. Un dernier relevage fut effectué en 2000, à l’occasion du 100ème anniversaire de l’église.

Le choeur

« Venez, tout est prêt pour le banquet »

 

Photos : Yves Dubois-Pèlerin, Marie-Dominique Miserez et archives de la paroisse
Textes : Madeleine Luginbühl, Paul Dunner, Jean-François Cherpit